Le marché immobilier nancéien retrouve son équilibre en 2026. Après le pic post-covid de 2022 (2 700 €/m²) et la correction de 2023-2024 (-6 % cumulé), les prix se stabilisent autour de 2 367 €/m² en appartement médian sur l’ensemble du Grand Nancy. Cette analyse s’appuie sur les données DVF (Demandes de Valeurs Foncières) du premier trimestre 2026 et les statistiques trimestrielles des Notaires de France.
Les chiffres clés du marché 2026
Sur les 12 derniers mois, l’agglomération a enregistré 1 935 transactions résidentielles géolocalisées (DVF 2024). Le délai de vente médian s’établit à 86 jours, soit 12 jours de plus qu’en 2023. Les biens performants énergétiquement (DPE A à C) se vendent en moyenne 22 jours plus vite que les biens en classe E à G, et avec une décote moindre.
- Prix médian appartement : 2 367 €/m² (DVF 2024)
- Prix médian maison : 2 733 €/m² (DVF 2024)
- Délai de vente : 86 jours (médiane)
- Volume de transactions géolocalisées : 1 935 (DVF 2024)
Trois dynamiques territoriales distinctes
Le Grand Nancy n’est pas un marché homogène. Trois sous-marchés se dessinent clairement, chacun avec ses propres logiques de prix et de demande.
L’hyper-centre patrimonial
Place Stanislas, Vieille Ville, Saint-Léon, Carrière : prix de 3 200 à 4 100 €/m², orientés à la hausse (+3,8 % sur un an). Demande forte des CSP+, peu d’offre. Les biens haussmanniens et XVIIIe restent les plus recherchés. La rareté domine.
La ceinture des quartiers familiaux
Haussonville, Beauregard, Boudonville, Saurupt, Léopold : 2 400 à 2 900 €/m². Marché stable, demande des familles cherchant maison T4/T5 avec jardin. Délai de vente proche de la moyenne.
Les périphéries et quartiers en mutation
Haut-du-Lièvre, Plateau de Haye, certains secteurs de Vandœuvre : 1 400 à 1 900 €/m². Marché en restructuration, opportunités pour investisseurs LMNP étudiant et primo-accédants, mais à analyser au cas par cas.
L’impact tangible du DPE
L’application progressive de la loi Climat & Résilience structure désormais le marché. Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G ne peuvent plus être loués. Les classes F suivront en 2028, les E en 2034. Concrètement sur Nancy : sur les 1 935 transactions de l’année écoulée, 28 % concernent des biens E, F ou G. La décote moyenne de ces biens vs leurs équivalents D atteint 12-18 % selon les quartiers.
« Un T3 de 65 m² classé F dans la Vieille Ville se vend aujourd’hui 8 à 12 % moins cher que le même bien en classe D, sauf si les travaux de rénovation sont chiffrés et engagés. » — Étude Notaires de France, T1 2026
Perspectives 2026-2027
Les taux de crédit immobilier se stabilisent autour de 3,2-3,4 % pour les meilleurs profils (20 ans, apport > 20 %). Combiné à la baisse des prix de 2023-2024, le pouvoir d’achat immobilier des ménages remonte progressivement. La Banque de France anticipe une reprise modérée des transactions au second semestre 2026, principalement portée par les primo-accédants et le réinvestissement locatif.
Pour Nancy spécifiquement, l’arrivée du Très Grand Nord-Est universitaire (regroupement des facultés en 2027) devrait soutenir la demande locative étudiante et la rentabilité LMNP, particulièrement dans les secteurs Vieille Ville, Saint-Léon et Saurupt.
Sources : DVF data.gouv.fr (extraction mai 2026), Notaires de France, Banque de France, INSEE Grand Est.



